Construire une base de mana

Posted in Level One on October 27, 2015

By Reid Duke

Over the span of the last nineteen years, since he was five years old, Reid has been a player, a deck builder, a collector, and a lover of the Magic world. Today, he’s a full-time professional Magic player and writer.

Dans cette rubrique, Reid Duke explique les principes de base de Magic. Ces articles ont été publiés l’an passé en VO et sont maintenant disponibles en français pour votre plus grand plaisir !


Un ami me demande « Reid, que penses-tu de ma nouvelle idée de deck ? » et me montre une liste de cartes.

Je lui réponds « Tu n’as noté que 36 cartes ».

« Et bien, les autres sont des terrains », me dit-il.

« Lesquels ? » je lui demande.

Il me semble avoir cette conversation presque chaque jour de ma vie. Cet « ami » peut apparaître sous différentes formes et généralement sous celle de joueurs de tous les niveaux. C’est un fait établi que la construction de la base de mana reste l’aspect le plus délaissé de la construction de deck. Mais en fait, il est celui auquel vous devriez apporter le plus grand soin.

Il est impossible de voir ce qui se passe véritablement sans comprendre votre base de mana. Regarder les 36 cartes de mon ami est comme voir une peinture sans arrière-plan, ou lire une histoire sans connaître le lieu où elle se déroule. Vous ne pouvez pas savoir ce qui est possible et ce qui ne l’est pas avant d’avoir votre base de mana.

Construire une base de mana à partir de rien est un processus ardu, mais avec les recommandations que je vais vous faire aujourd’hui, vous aurez une base de départ solide. Comme pour tout, plus vous vous entraînerez et plus vous porterez attention à la construction de vos bases de mana, plus cela deviendra facile.

Si vous voulez un petit rappel, vous pouvez trouver « Les bases du mana » ici. La base de mana d’un deck monochrome est souvent assez évidente. Aujourd’hui, on va se concentrer sur des decks à deux couleurs, voire plus. Commençons par établir le cadre de référence pour voir combien un deck donné a besoin de piocher chacune de ses couleurs de mana.

L’échelle de la nécessité du mana de couleur

Voici les lignes directrices auxquelles je me fie. Rappelez-vous que ce sont juste des recommandations, et non pas des règles coulées dans le bronze. Elles sont issues de ma propre longue expérience ainsi que des opinions d’autres joueurs et constructeurs de deck. Je dois plus particulièrement des remerciements au membre du Hall of Fame Frank Karsten pour ses écrits à ce sujet.

Ces questions se posent différemment pour le format Construit et pour le Limité et ce pour deux raisons. La première et la plus évidente est que les decks en Construit sont composés de 60 cartes, et jouent avec plus de terrains que les decks en Limité qui contiennent 40 cartes. La deuxième raison est que les formats Construits sont plus rapides et plus puissants. Ne pas pouvoir lancer ses sorts à temps est plus coûteux, et vos attentes pour la consistance devraient être plus élevées.

1. Je ne veux pas de terrains dans mon deck qui ne peuvent pas lancer—cette—carte.

 

De temps en temps, une carte est publiée avec des exigences en mana coloré si élevées qu’il faut construire toute sa base de mana autour de cette carte.

 

Imaginez par exemple un deck noir-vert qui veut jouer avec l’Oblitérateur phyrexian ou un deck contrôle à cinq couleurs qui veut jouer avec l’Ultimatum cruel. La question « combien me faut-il de mana noir pour jouer avec l’Oblitérateur phyrexian ? » n’a pas beaucoup de sens, la réponse la plus sensée étant « Tout ! ».

Si vous jouez votre septième terrain, prêt à lancer votre Ultimatum cruel, et qu’en regardant vous voyez une plaine de base ou une forêt de base en jeu, quoi qu’il advienne, vous ne pourrez pas lancer votre sort à temps. Une telle situation devrait être évitée à tout prix.

 

Il y a quelques instances célèbres de decks avec le Spectre voilenuit ou avec la Représentation de la destinée qui jouent aussi avec le Mutecaveau, un terrain incolore. Ce cas se présente uniquement quand les deux cartes sont si importantes pour le deck qu’on ne peut tout simplement pas s’en passer. Essayez d’éviter de telles situations, mais quand elles surgissent, soyez conscient du risque que vous prenez, et prenez une décision informée.

Des terrains tels qu’Urborg, tombe de Yaugzebul ou la Fondrière crépusculaire peuvent aussi contribuer à compliquer la situation.

2. Je ne veux pas garder une main d’ouverture sans —cette—couleur de mana.

 

C’est le cas quand un deck est complètement ou presque entièrement centré sur une seule couleur. Vous ne pouvez pas fonctionner si vous ne piochez pas cette couleur de mana. Un tel deck pourrait avoir une distribution de couleur de l’aspect suivant, où le cercle entier représente tout le deck (c’est un outil que vous pouvez inspecter pour n’importe quel deck sur DailyMTG.com sous l’onglet Caractéristiques). Vous pouvez observer que celui-ci est presque exclusivement vert.

Gaudenis Vidugiris, au Pro Tour Les Khans de Tarkir

En format Construit vous allez vouloir dix-sept ou dix-huit sources de cette couleur de mana. En Limité, vous allez viser onze ou douze sources.

Remarquez que si vous voulez voir deux sources de mana de cette couleur dans votre main d’ouverture, vous devriez viser dix-neuf sources ou plus en format Construit.

3. C’est une couleur principale.

Une couleur principale est celle que vous comptez voir dans chaque partie. Vous espérez la voir dans votre main d’ouverture, mais vous n’êtes pas forcé de déclarer un mulligan si ce n’est pas le cas. La distribution par couleur peut ressembler à l’exemple suivant, comme c’était le cas pour le deck Pro Tour Les Khans de Tarkir de Shaun McLaren.

Shaun McLaren, Top 8 au Pro Tour Les Khans de Tarkir

Pour Jeskaï, par exemple, bleu, rouge et blanc sont toutes des couleurs principales, mais il est tout à fait concevable que vous gardiez une main avec seulement deux couleurs de mana pour être au moins capable de ne pas perdre pied pendant les quelques tours pendant lesquels vous attendez de piocher votre troisième.

En Construit, vous allez vouloir avoir quatorze à seize sources de cette couleur de mana. En Limité, vous en voulez neuf ou dix.

Quand vous utilisez plusieurs couleurs que vous voulez vraiment piocher dans chaque partie, vous optimisez vos chances de toutes les piocher en divisant vos couleurs à parts égales entre-elles. Pour cette raison, quand je construis un deck Limité vert-blanc, je vais la plupart du temps simplement jouer neuf plaines et neuf forêts Il n’est pas inhabituel de jouer dix de l’une et huit de l’autre, mais il faudrait des circonstances vraiment extrêmes pour que je joue par exemple douze plaines et six forêts.

4. C’est une couleur secondaire.

Une couleur secondaire est une couleur que vous vous attendez à voir, mais ce ne sera pas nécessairement dès le départ. Il reste possible de gagner une partie sans jamais piocher cette couleur de mana. Cela ressemblera peut-être un peu à ceci.

Pedro Carvalho, Top 8 au Grand Prix Santiago 2014

Dans ce deck Temur, les seules cartes bleues dans le deck principal sont le Lamepoing sauvage et le Charme de Temur. Il peut toujours fonctionner s’il ne pioche pas de mana bleu, mais le Lamepoing sauvage est une carte importante que vous espérez pouvoir lancer en temps et en heure. De plus, la réserve contient elle aussi une bonne quantité de cartes bleues.

En Construit, vous allez viser dix à treize sources de cette couleur de mana. En Limité, ce sera plutôt six ou sept.

Vous avez peut-être remarqué que la liste de deck présentée contient en fait quinze terrains qui produisent du mana bleu. Il est toujours mieux d’errer du côté de la sécurité, et si vous pouvez facilement vous permettre de dépasser ces lignes de conduite, cela ne fera qu’améliorer la consistance de ce deck.

5. Ceci est une couleur accent.

On voit souvent une couleur accent en Limité, mais c’est très rarement le cas en Construit. En Construit, soit la couleur fait partie de votre plan de jeu (et dans ce cas vous devriez en avoir beaucoup) ou alors ce n’est pas le cas (et donc vous devriez la supprimer complètement).

Voici certains cas spécifiques pour lesquels vous allez vouloir ajouter un accent de couleur en Construit : une capacité activée (comme par exemple une des deux capacités activées du Shamane ritemort ; une carte de réserve pour un affrontement lent ; ou une carte que vous avez mise dans votre deck avec l’intention de la chercher (disons avec la Corde d'adjuration), mais que vous voudriez pouvoir lancer si jamais vous la piochez. Prenons un exemple du Grand Prix Orlando.

Sol Malka, Top 8 au Grand Prix Orlando 2014

Le deck de draft de Sol Kalka du Top 8 d’un Grand Prix récent illustre bien les accents de couleur pour une utilisation en format Limité. Son deck est centré sur noir et vert, mais contient des accents de blanc et bleu sous forme d’une puissante carte rare chacun (le Rhinocéros de siège et le Meurtrisseur de Sagu). Il a trois sources de blanc et trois de bleu, et avec l’exception d’une plaine, elles ne viennent pas de terrains de base.

En format construit, visez quatre à sept sources de cette couleur. En Limité, incluez-en de deux à quatre.

Les prix des ajouts de couleurs

Si vous suivez les chiffres mentionnés ci-dessus, votre deck se jouera sans accrocs dans bon nombre de parties. Mais n’oubliez pas qu’il y a des variations dans Magic et que très peu de choses sont garanties. Même en suivant mes conseils, vous allez découvrir que plus vous ajoutez de couleurs à votre deck, plus il y aura de risques que quelque chose tourne mal. Et, comme je le dis à chaque fois que nous parlons de mana , « Plus il y a de choses qui peuvent tourner mal, moins il y aura d’occasions que les choses se passent exactement comme prévues. » Un des coûts de l’ajout de plus de couleurs à votre deck est que vous allez plus souvent vous trouver exposé aux cartes (et particulièrement aux cartes de réserve) qui sont particulièrement efficaces contre telle ou telle couleur.

Au-delà de problèmes d’uniformité, les terrains qui produisent plus qu’une couleur de mana viennent souvent avec un désavantage, ou tout du moins un mélange d’avantages et d’inconvénients comparés aux terrains de base.

Arrive sur le champ de bataille engagé

C’est une phrase avec laquelle vous devriez bien vous familiariser dans le contexte de la construction de bases de mana. C’est un inconvénient très répandu sur des terrains qui produisent plusieurs couleurs de mana.

 

Il n’y a aucun doute qu’arriver engagé sur le champ de bataille représente un désavantage. À quel point c'est le cas dépend des circonstances. Pour illustrer cet aspect, pensez aux différentes manières dont cela pourrait influencer le jeu. Si vous avez un Marigot lugubre dans votre main d’ouverture et que vous n’avez aucun sort à lancer au premier tour, alors cela n’a eu aucun effet négatif quelconque. D’un autre côté, si vous faites face à une attaque meurtrière au prochain tour avec Mettre fin aux hostilités dans votre main, et que vous piochez une Citadelle de la steppe de sable comme votre cinquième source de mana, alors cela vous a coûté la partie.

En règle générale, les prix pour arriver sur le champ de bataille engagé augmentent avec le format qui devient plus rapide et plus puissant. Les prix grimpent avec la prise de vitesse de votre deck, et au fur et à mesure que vous ajoutez à votre deck des terrains qui arrivent engagés sur le champ de bataille. En d’autres mots, dans un deck de draft lent noir-vert, le Reliquaire de la jungle n’a quasiment pas de coût, et vous devriez en jouer autant que possible. Dans un deck rouge-blanc super agressif de bestioles pour le Standard, vous ne voudrez jouer avec aucun terrain qui arrive engagé sur le champ de bataille (ou tout du moins un nombre très réduit). Entre les deux, on pourrait avoir un deck abzan lent en Standard, qui peut sans problème jouer huit terrains engagés (et dix ou douze avec un peu plus d’inconfort).

Payer des points de vie

De façon comparable, payer des points de vie pour un terrain est clairement un désavantage, mais l’impact exact que cela aura sur vos chances de gagner une partie reste à débattre.

 

Les decks Agro ont tendance à ne pas avoir de problème pour payer des points de vie en échange d’une consistance de mana. C’est particulièrement important, car des terrains qui arrivent engagés peuvent être particulièrement préjudiciables aux stratégies de tempo.

Les decks plus lents n’aiment pas payer des points de vie, mais ils préfèrent cela plutôt que ne pas pouvoir jouer de sorts faute d'avoir à disposition le mana correspondant. Vient aussi un moment où l’ajout de votre quinzième terrain arrivant engagé sur le champ de bataille vous coûtera indirectement plus de points de vie (en vous empêchant de lancer vos sorts à temps) que votre premier « terrain douloureux ».

Un petit nombre de terrains qui vous forcent à payer des points de vie, c’est très gérable, car vous pouvez les utiliser dans des cas désespérés, mais vous aurez souvent le luxe de pouvoir utiliser d’autres terrains à la place.

Retournons sur l’exemple du deck abzan lent, où j’aime vraiment jouer environ trois exemplaires des Landes de Llanowar. Ils sont chouettes car ils arrivent sur le champ de bataille sans être engagés, me permettant ainsi de lancer mes sorts à temps, et ils produisent deux couleurs de mana, m’aidant ainsi à éviter de ne pas avoir les bonnes couleurs de mana. En avoir trois exemplaires reste cependant un nombre assez réduit pour que je n’en pioche probablement pas plusieurs et par conséquent n’aie pas trop à m’appuyer sur eux. Avec un peu de chance, je pourrais passer toute la partie en les engageant uniquement pour du mana incolore. Même quand je suis obligé d’accepter quelques points de blessure, cela signifie lancer mes premiers sorts quand j’en ai besoin, puis passer plus tard dans la partie vers l’utilisation de mes autres terrains pour du mana noir et vert.

Faire un choix

Il est important de bien faire la différence entre la Fondrière sanguinolente et les Cavernes du Sacrifice, bien qu’on puisse voir dans les deux des terrains qui produisent du mana noir et rouge.

 

Quand vous jouez les Cavernes du Sacrifice, vous avez les deux , aussi bien du mana noir que du rouge pour le restant de la partie— vous êtes couvert. Quand vous jouez la Fondrière sanguinolente, vous devez faire un choix entre un des deux, un marais ou une montagne. Dans la plupart des parties, cette distinction ne fera pas de différence. Cependant, regardez la main d’ouverture suivante :

Forêt
Fondrière sanguinolente
Rakshasa pourvoyeur de mort
Frappe foudroyante
Entaille meurtrière
Sarkhan, le languedragon
Nissa, éveilleuse de mondes

Ici, vous devez faire un choix lourd de conséquence. Voulez-vous lancer votre Rakshasa pourvoyeur de mort ou votre Frappe foudroyante au deuxième tour ? Quelles conséquences cette décision aura-t-elle sur le reste de la partie ?

En cas de doute, il est plus prudent de considérer votre Fondrière sanguinolente comme un peu moins qu’une source de mana entière de chaque couleur. Au vu des lignes directrices ci-dessus, vous pourriez peut-être considérer quatre Fondrière sanguinolente comme trois sources chacune de mana rouge et noir. Ce n’est pas une science exacte, mais c’est un facteur à prendre en considération. C’est une des raisons pour lesquelles les Étendues sauvages en évolution sont moins attrayantes qu’un tri-terrain dans votre deck à trois couleurs. De plus, si votre deck contient Rakshasa pourvoyeur de mort, réfléchissez à l’importance de chercher une montagne en début de partie, et si ceci devrait ou non faire partie de votre plan de jeu principal.

L’intégration des éléments

À titre d’exemple, je vais maintenant prendre le rôle de cet ami anonyme qui envoie une idée de deck sans base de mana.

Deck échantillon, sans terrains

Ce que je viens de vous présenter n’est pas censé être le meilleur deck possible en standard. En fait, ce n’est pas du tout un deck jusqu’à ce qu’il ait sa base de mana ! Il deviendra bientôt quelque chose de vaguement compétitif, mais rappelez-vous que le but ici est surtout de vous donner un exemple.

Ci-dessus, j’ai présenté 32 cartes. Il reste donc plein de place pour des terrains et peut-être aussi pour quelques créatures à mana comme la Mystique elfe ou la Cariatide sylvestre.

Pour commencer, définissons « l’échelle des nécessités ». Avec ce que nous avons ici, je dirais que noir, rouge et vert sont toutes trois des couleurs principales. Je ne suis pas automatiquement obligé de déclarer un mulligan pour une main qui ne contient pas les trois sources (du mana noir et rouge avec une Saisie des pensées et une Frappe foudroyante peuvent me faire gagner un peu de temps). Il y a par contre de bonnes chances pour que je perde toute partie durant laquelle je n’aurai pas accès aux trois couleurs de mana. Je devrais viser quelque chose comme quatorze à seize sources de chaque couleur. Il vaudrait mieux opter pour la quantité supérieure de cette estimation car il m’en faudra deux de chaque couleur de mana pour lancer mes sorts !

Arrivé à ce stade, une bonne carte à prendre en considération est la Cariatide sylvestre. Avec des cartes chères qui nécessitent une bonne rampe et des besoins de mana exigeants, la Cariatide est une option excellente. Je vais compter quatre exemplaires de la Cariatide sylvestre comme l’équivalent d’à-peu-près deux sources de chaque couleur de mana. Il me faudra par contre du terrain produisant du vert avant de pouvoir lancer ma Cariatide, et c’est donc cet ajout qui va propulser le vert au statut de couleur que je vais vraiment vouloir voir pour garder ma main d’ouverture. Je vais viser dix-sept terrains qui produisent du mana vert et au moins quatorze qui produisent du rouge et du noir.

Ensuite, observons attentivement la nature du deck. C’est un deck midrange qui met l’accent sur la pression exercée sur le total de points de vie de l’adversaire. Il n’est pas agressif au point d’être suicidaire, mais il veut pouvoir se lancer sans accroc. Je dirais que je peux jouer environ sept terrains qui arrivent sur le champ de bataille engagés sans avoir de problèmes (et environ neuf si j’accepte de subir des désagréments). Malheureusement, il n’y a pas de terrain tricolore dans cette combinaison de couleurs.

4 Temple de l'abandon
2 Temple de la maladie
1 Temple de la malice

Regardons ensuite les terrains qui arrivent sur le champ de bataille dégagés et qui produisent plusieurs couleurs de mana.

4 Fondrière sanguinolente (J’aurai besoin d’au moins deux marais et deux montagnes pour accompagner ça)
4 Landes de Llanowar
2 Confluence de mana

Jouer plus de deux exemplaires de la Confluence de mana impliquerait de prendre beaucoup de blessures et je vais donc en rester là. J’ai toujours apprécié jouer un Urborg, tombe de Yaugzebul. En ajoutant les montagnes, les marais et Urborg et en comptant 4 Fondrière sanguinolente comme trois sources de rouge ainsi que de noir, j’ai maintenant :

22 terrains
12 sources de mana vert
12 sources de mana rouge
15 sources de mana noir

Ça fait plus qu’assez de noir et presque assez de rouge, mais on est loin du compte pour le vert. Revenons un peu en arrière et jouons deux terrains de plus qui arrivent sur le champ de bataille engagés, mais qui sont un peu différents.

4 Temple de l'abandon
2 Temple de la maladie
3 Hautes terres rocailleuses

Plus :

4 Fondrière sanguinolente
4 Landes de Llanowar
2 Confluence de mana
1 Urborg, tombe de Yaugzebul
2 Montagne
2 Marais

Donne :

24 terrains
15 sources de mana vert
14 sources de mana rouge
14 sources de mana noir

On n’y est toujours pas tout à fait. Je me retrouve donc face à deux mauvaises options. Soit je peux tenter ma chance et accepter de ne pas avoir toujours les bonnes couleurs de mana, soit je joue avec plus d’exemplaires de la Confluence de mana et je subirai beaucoup plus de blessures que je peux en accepter de façon sécuritaire.

Voyons une troisième option, qui consiste à reconfigurer légèrement le deck. J’échange les quatre exemplaires de la Chute du héros contre une quatrième Frappe foudroyante et trois Entaille meurtrière, et je laisse tomber les exemplaires du Rakshasa pourvoyeur de mort pour les remplacer par deux exemplaires de Mystique elfe et deux de Satyre de faveur. Maintenant le noir n’est en jeu que pour trois Saisie des pensées et une poignée de cartes de fin de partie. Il n’y a plus de sorts double-noirs.

Noir est maintenant réduit à une couleur secondaire. En comptant les Cariatide sylvestre comme deux sources de mana noir, onze de plus devraient faire l’affaire.

4 Temple de l'abandon
3 Hautes terres rocailleuses
2 Étendues sauvages en évolution
3 Fondrière sanguinolente
2 Forêt
2 Montagne
1 Marais
1 Urborg, tombe de Yaugzebul
4 Landes de Llanowar
2 Confluence de mana

Ça nous donne :

24 terrains
17 sources de mana vert
15 sources de mana rouge
12 sources de mana noir

Maintenant, je dispose d’une quantité adéquate de mana vert et plus qu’assez de rouge et de noir. Autant que possible, j’aime dépasser un peu les minima. Voici le produit fini

Deck échantillon, terrains inclus

J’ai triché un peu en comptant mes deux Étendues sauvages en évolution comme sources de mana vert à part entière, mais maintenant mon deck devrait au moins être fonctionnel, même s’il n’est pas parfait.

La plupart des constructeurs de deck essayent d’accorder leurs terrains à leurs sorts, mais ce deck n’est devenu viable qu’au moment où j’ai adapté les sorts aux terrains. C’est bien pour cette raison que c’est une erreur de construire un deck sans construire en même temps sa base de mana.

Essayez toujours de voir la situation dans son ensemble. Pour un deck de Magic, la base de mana en est un des éléments les plus importants.

Latest Level One Articles

Level One

October 5, 2015

Level One: The Full Course by, Wizards of the Coast

Professor Reid Duke has dismissed class. Level One is on hiatus, as Duke has paved his way through his entire syllabus to show you how to get better at Magic. However, we know not everyo...

Learn More

LEVEL ONE

September 28, 2015

Becoming a Better Player by, Reid Duke

This will be the final article that I write for Level One. For the time being, the column will be going on hiatus. Over fourteen months, I've tried my best to build a complete, self-conta...

Learn More

Articles

Articles

Level One Archive

Consult the archives for more articles!

See All

We use cookies on this site to personalize content and ads, provide social media features and analyze web traffic. By clicking YES, you are consenting for us to set cookies. (Learn more about cookies)

No, I want to find out more