Faisons un échange

Posted in Beyond the Basics on 14 Juillet 2016

By Gavin Verhey

When Gavin Verhey was eleven, he dreamt of a job making Magic cards—and now as a Magic designer, he's living his dream! Gavin has been writing about Magic since 2005.

Petite devinette ! C'est votre tour trois. Vous êtes Gaston — allez-vous attaquer ici ?

Comme pour la plupart des questions de Magic, votre premier instinct sera probablement de répondre « ça dépend ». Mais par défaut, que feriez-vous ?

Réfléchissez-y.

En attendant, voici un coup de pouce de démarrage. Aujourd'hui, nous allons parler d'échanges ! Et non, pas pour savoir si vous devriez échanger votre carte Archange Avacyn Premium contre une Forêt pluviale embrumée — nous parlons de l'art d'échanger vos créatures au combat.

Échanger votre créature au combat, c'est quand, en attaque ou en défense, une créature meurt et cause la mort d'une autre créature. Par exemple, si j'attaque avec ma 2/2 et que vous bloquez avec votre 2/1, c'est un échange.

Il existe de nombreux facteurs au combat dont je voudrais vous parler, et nous commençons cette semaine en examinant des situations de combat avec des échanges des deux côtés.

Quand est-il juste de faire un échange ? Quand est-il juste d'offrir un échange ? Et quand est-il juste de ne pas en faire ? Il existe un certain nombre d'éléments qui devraient aiguiller votre décision.

Gardez votre réponse à la situation ci-dessus en tête pour l'instant et voyons la suite.

Guidé par votre main

L'information la plus accessible et la plus évidente est ce qui se trouve directement devant vous : ce que vous avez dans votre main !

Vous savez qu'elle sera importante pour cette partie et elle devrait grandement éclairer votre décision de faire un échange ou non.

C'est communément avec les créatures que cela se produit.

Disons que vous êtes Gaston et que vous avez une Chevalière de la Route du Pèlerin en main.

Vous voulez vraiment que cette Chevalière passe. Par conséquent, vous voudriez vraiment que votre adversaire fasse un échange ici – cela signifie que vous pouvez jouer la Chevalière, et si on vous laisse faire, elle pourra devenir réputée au prochain tour.

J'attaquerais indubitablement ici.

Modifions maintenant un peu ce script.

Disons que vous êtes Belle dans la situation ci-dessus. Gaston attaque avec son Chercheur de gloire. Vous avez des plaines et l'Inquisitrice militante dans votre main. Qu'allez-vous faire ?

Vous pourriez échanger vos créatures — mais si vous attendez juste un tour, l'Inquisitrice sera quasiment garantie d'empêcher la 2/2 du côté de Gaston de vous attaquer. En gardant la Zibeline, vous vous donnez la possibilité d'éventuellement attaquer à votre tour — ou de la combiner avec votre Inquisitrice pour éliminer quelque chose de plus menaçant à venir. Je ne bloquerais pas dans cette situation.

Un autre moment où cette question se pose souvent, c'est lors d'une inondation ou d'une pénurie de mana.

Disons que vous n'avez plus de mana en main et que votre prochain jeu est une carte à quatre manas. Dans cette situation vous voulez absolument faire un échange, car vous devez gagner du temps pour piocher quelques terrains.

Si c'est votre position et que vous êtes Gaston, vous ne devriez pas attaquer et plutôt essayer de faire un échange. Si c'est votre position et que vous êtes Belle, vous devriez absolument faire un échange si Gaston attaque. Vous n'allez pas gagner une course aux blessures et si vous ne faites pas d'échange maintenant, vous allez probablement être confronté à la même décision au tour suivant.

En plus de la taille de créature et des terrains en main, un grand nombre d'autres cartes dans Magic peuvent également influencer la décision. Si vous avez par exemple un Fulgurofouet dans votre main, alors vous devriez si possible essayer d'échanger votre Chercheur de gloire. (Et à l'inverse, si la Zibeline de bronze est la vôtre, alors vous ne devriez pas faire d'échange.)

Vous devriez toujours penser à ce qui se trouve dans votre main et comment la partie va se dérouler quand vous envisagez un possible échange.

Avisé par votre stratégie

Les cartes dans votre main ne constituent qu'un aspect de ce que vous savez sur la partie. Connaître votre stratégie représente un facteur important.

Mettez-vous à la place de Gaston. Il se trouve qu'il joue un deck blanc-bleu penchant assez sensiblement du côté du contrôle. Le plan est de prolonger la partie et de gagner grâce au card advantage et à des cartes chères à lancer. Vous vous retrouvez exactement dans la situation ci-dessus : un face à face entre votre Chercheur de gloire et la Zibeline de bronze de votre adversaire.

Que faites-vous ?

Dans cette situation, en règle générale, je n'attaquerais pas.

Ce deck va gagner la partie sur le long terme. Si vous faites durer la partie le plus possible, vous serez avantagé. En conséquence, vous ne voulez pas échanger 2 blessures contre 2 blessures. Vous voulez échanger des ressources de début de partie pour protéger votre total de points de vie, car sur la durée vous allez avoir l'avantage.

Bien connaître votre deck est extrêmement important pour savoir si vous voulez ou non faire des échanges.

Il existe aussi certaines cartes spécifiques qui peuvent souvent entrer en compte. Par exemple, disons que votre deck contient un Envahissement.

Si vous avez un Envahissement dans votre deck, alors vous voulez généralement éviter de faire des échanges partout où cela se révèle possible. Chaque créature supplémentaire en votre possession devient très importante quand vous lancez l'Envahissement. Cela ne veut naturellement pas dire que vous ne devriez jamais faire d'échange — mais dans des cas limites en début de partie, comme celui-là, vous pouvez généralement choisir de ne pas le faire.

Disons maintenant que vous jouez un deck rapide et agressif. Si vous êtes Gaston, alors vous devriez probablement attaquer. Si vous êtes Belle dans cette situation et qu'on vous attaque, vous ne devriez pas bloquer.

Pourquoi ? Et bien, si vous êtes Gaston au deck agressif et que vous attaquez sans qu'on vous bloque, cela fait deux blessures gratuites pour vous. Si vous attaquez et qu'on vous bloque, alors vous faites simplement un échange qui de toute façon aura probablement lieu tôt ou tard et qui n'implique qu'une créature relativement faible — ce qui libèrera le passage pour vos créatures plus balaises à venir.

Cela étant dit, Gaston doit aussi prendre en compte sa connaissance de son deck. Si son deck est plein de cartes d'anti-créature bon marché, alors la possibilité de faire passer des blessures après vous être débarrassé de cette Zibeline signifie qu'attendre est probablement la bonne décision, alors que si son deck est plein de créatures 3/2, vous devriez plutôt pencher vers l'échange.

Si vous êtes Belle avec un deck agressif et qu'on vous attaque, votre plan est de causer autant de blessures que possible aussi rapidement que possible — vous allez donc préférer essayer de faire passer 2 blessures avec votre créature à votre tour plutôt que de faire un échange en bloquant. Il est probablement moins important pour vous de sauver deux points de vie que d'en infliger deux à votre adversaire.

Il est très important de connaître votre deck pour savoir quand faire ou ne pas faire un échange.

Avisé par la stratégie de votre adversaire

Il est tout aussi crucial de connaître la stratégie de votre adversaire. Comme le disait le philosophe et stratège chinois Sun Tzu « Qui connaît son adversaire et se connaît lui-même n'aura point à craindre l'issue de cent batailles ». Et bien qu'il ait peut-être un peu exagéré, en ce qui concerne les batailles de Magic, le maître chinois n'est pas tombé loin.

Vous n'allez pas toujours savoir ce que votre adversaire manigance — mais si c'est le cas, vous pouvez l'utiliser à votre avantage.

Supposons que vous êtes Gaston et que votre deck Limité est un Midrange assez typique avec une courbe moyenne, vous savez que le deck de Belle est excessivement agressif, plein de créatures à deux ou trois manas. Dans ce cas, vous n'allez pas vouloir attaquer. C'est la question classique de savoir qui est le beatdown (l'attaquant) : ici, le beatdown est votre adversaire, et vous voulez donc faire des échanges pour le saigner de ses ressources et pour survivre jusqu'à plus tard dans la partie. Bien que votre deck ne soit pas normalement conçu pour être un deck Contrôle comme dans l'exemple précédent, dans cette situation il en devient un.

De même, si vous êtes Belle ici et que vous savez que le deck de Gaston est super agressif, vous allez absolument vouloir bloquer s'il attaque. D'une façon similaire à la situation précédente, vous voulez en général devenir un deck Contrôle et essayer de préserver votre total de points de vie pour ensuite gagner avec des créatures plus grandes.

Échange à gain et échange à perte

Bien, nous avons vu plein d'exemples concernant deux créatures très similaires. Et bien qu'on puisse extrapoler à partir de là pour couvrir une grande variété d'interactions entre créatures de taille similaire, ce ne sont là pas les seuls échanges qui se produisent. Parfois cela concerne des créatures de tailles très variées. Et que faire dans ce cas ?

En règle générale, et de façon très simplifiée : normalement, vous voulez échanger à gain et éviter d'échanger à perte.

Supposons que Gaston a dans cette situation un Golem de verre et que Belle a toujours une Zibeline de bronze.

Dans cette situation, si vous êtes Gaston, vous devriez absolument éviter d'échanger ce Golem de verre pour cette Zibeline de bronze — et si Belle a la possibilité de faire cet échange, elle ne devrait pas hésiter.

Une créature 6/2 est beaucoup plus grande qu'une Zibeline de bronze. Même s'il ne peut pas passer en ce moment, si la voie est libre à un moment donné — par exemple parce que la Zibeline de bronze est forcée de bloquer quelque part ou qu'elle subit un Choc — alors rien ne l'arrêtera et le Golem de verre pourra passer sans encombre. Et même s'il reste indéfiniment en défense, le Golem de verre est beaucoup plus efficace : il peut faire un échange avec la plupart des grandes créatures.

Il existe bien sûr des exceptions — mais en règle générale, il s'agit d'un mauvais échange pour Gaston.

Évaluer les capacités

Jusqu'à présent, nous avons surtout parlé de créatures de base — des créatures sans aucune capacité spéciale à part d'être une créature. Mais l'écrasante majorité des cartes Magic ont bien sûr des capacités ! Et comment évaluer le fait de faire ou non un échange dans ce cas ?

Prenons par exemple ce scénario. (Partez du principe qu'en ce moment il n'y a pas de cartes dans les cimetières.)

Ces créatures pourraient faire un échange si elles s'affrontent — mais cela vaut-il la peine ? Existe-t-il même une chance que cela se produise ? Analysons la situation.

La créature de Gaston est plus grande, mais la capacité de vol est très bénéfique. Là où une créature 3/2 peut rapidement se voir déclassée par de nombreuses créatures terrestres, un volant 2/1 restera pertinent jusqu'à ce que votre adversaire joue un volant à endurance 3 ou une créature avec la portée.

Bien sûr, la créature de Gaston a aussi une capacité pertinente ici : elle devient assez puissante quand le délire se déclenche.

Comment évaluer ces éléments très disparates ?

Eh bien le processus implique deux étapes. La première consiste à prendre en compte tout ce dont nous avons déjà parlé — la connaissance de votre main et de chacun des deux decks. Puis, vous devez prendre cette connaissance et l'utiliser pour regarder dans l'avenir autant que possible.

Regarder dans l'avenir ? Oui !

Ce que je veux dire, c'est utiliser toutes ces informations pour réfléchir au futur déroulement de cette partie. Par exemple, si la main de Gaston contient quatre types de créature qui vont bientôt se retrouver au cimetière, alors il ne voudrait pas de cet échange.

À l'inverse, si Gaston ne déborde pas de créatures volantes (et qu'il a peut-être perdu la partie précédente face à la déferlante de créatures volantes de Belle), alors il serait ravi que cet échange se fasse. En règle générale, si j'étais Gaston, j'attaquerais.

Si Gaston attaque, alors Belle va prendre en compte des connaissances similaires. Si elle a en effet remporté la partie précédente avec des créatures volantes et qu'elle sait que Gaston n'en a pas beaucoup, alors elle voudra peut-être encaisser les blessures. Si elle n'a par contre pas beaucoup de terrains et qu'il lui faut du temps pour se stabiliser au risque de perdre la course pour la Lame paroissiale paranoïaque, elle serait peut-être encline à faire un échange.

Cependant, si Gaston attaque, alors Belle sait quelque chose : Gaston est prêt à accepter cet échange. Et ça, c'est une information en soi. Ce qui nous amène à…

Réfléchir comme l'adversaire

Au combat, le défenseur a toujours plus d'infos que l'attaquant. Pourquoi donc ? Parce qu'il est le deuxième à faire ses choix !

Cela signifie, que si vous êtes Belle, vous devez vous poser une des questions les plus importantes de Magic : « Pourquoi mon adversaire a-t-il agi ainsi ? »

Prenez cette situation :

Gaston lance le Prophète fou et attaque avec lui. Si vous êtes Belle, cela vous dit quelque chose : Gaston accepte d'échanger son Prophète fou pour votre Invocatrice aubegloire. Il est peu probable qu'il aurait attaqué s'il n'avait pas approuvé un tel échange. (Cela vous dit également que sa main est probablement assez bonne ou qu'il n'a que très peu de moyens de gérer cette Invocatrice, car il attaque plutôt que de fouiller.)

Alors, si vous êtes Belle, vous pouvez utiliser cette information en conséquence pour déduire si vous voulez ou non faire cet échange. En règle générale, si votre adversaire veut que vous fassiez quelque chose, c'est un bon indice que vous devriez soit ne pas le faire, soit que vous savez quelque chose qu'il ignore.

Échanges de bons procédés

Un élément à toujours prendre en compte dans ces équations, c'est un pilier du jeu de Magic : les ruses de combat !

Des cartes telles que la Croissance gigantesque cherchent à transformer des échanges entre créatures en échanges de sorts. Vous pouvez toujours les utiliser efficacement pour attaquer sans crainte — à condition de vraiment vouloir vous servir de la ruse !

Voyez cet état de la table.

Ici, Gaston détient un Sacré saut, et si Belle bloque, il peut l'utiliser pour descendre sa créature. Vlan ! Ça a l'air super, pas vrai ?

… Eh bien, pas vraiment. Gaston dépense ses deux suivants pour utiliser le Sacré saut en tant que sort d'anti-créature — en principe une Lame du destin qui empêche aussi votre créature d'infliger des blessures — pour tuer cette Zibeline et garder son Chercheur de gloire. Si j'étais Belle et que Gaston faisait cet échange, je jubilerais intérieurement.

C'est certes une belle attaque à exécuter — mais si Belle bloque, je n'utiliserais pas la ruse ici. Ce Sacré saut va très probablement s'avérer utile plus tard dans la partie. S'il s'agissait, disons d'un Bandage qui ne me coûterait pas une carte à lancer et seulement à un mana (pour que je puisse peut-être jouer une autre carte à deux manas), alors cela m'intéresserait beaucoup plus.

La morale de l'histoire est la suivante : si vous prenez en compte les ruses, assurez-vous que vous vouliez vraiment utiliser la ruse dans une situation donnée !

Les créatures sont ce qu'elles sont

Un élément que je voudrais brièvement mentionner est la perception de créatures « puissantes » et de « créatures faibles ». Une fois qu'une créature est sur la table, elle y est pour faire son boulot — indépendamment du fait que vous l'appréciez beaucoup ou peu.

Prenez cette situation :

Diablotin de cheminée est une carte du plus bas niveau, en tant que volant 1/2 à cinq manas ayant une capacité relativement faible. La Clique Vendilion est une carte extrêmement puissante qui a été jouée à tous les niveaux du jeu.

Si vous examinez leurs forces respectives pour évaluer si vous devez faire un échange, alors celui-ci à l'air catastrophique pour Belle ! La Clique Vendilion a beaucoup plus de valeur.

Mais dans ce cas précis, cela n'a cependant pas d'importance : Belle doit bien réaliser qu'elle ne va pas gagner cette course ! Son adversaire a 20 points de vie et elle en a 3. Si elle prend ces blessures et qu'elle attaque en retour avec la Clique, elle se fera quand même tuer par le Diablotin en deux tours.

Le Chercheur de gloire face à la Zibeline de bronze est une version beaucoup moins accentuée de cet effet : le Chercheur est meilleur que la Zibeline en tant que 2/2 à deux manas face à un 2/1 à deux manas. Cependant, à moins d'avoir plein de créatures à force 1 ou d'anticiper de nombreux blocages doubles, elles sont assez proches pour les considérer à peu près égales en ce qui concerne un échange.

Adrian Sullivan a autrefois appelé ceci la mécanique « naze » secrète, où votre adversaire joue mal face à des cartes faibles. Et bien que je n'irais pas jusqu'à utiliser des cartes du calibre du Diablotin de cheminée dans un deck, n'oubliez jamais qu'une fois qu'une créature est sur la table, son coût a été payé et vous devriez maintenant l'évaluer pour ce qu'elle est. Ke$ha le dit bien : les créatures « R Who They R » (elles sont ce qu'elles sont). Peu importe si ce volant 3/3 a coûté un mana ou sept à votre adversaire ; ce sera toujours un volant 3/3.

« Blocages ? »

Pour finir une dernière remarque, et elle est importante : parfois, votre adversaire se refuse tout simplement à bloquer !

Bien que ce soit toujours le défenseur qui prenne la décision, il ne dispose pas de toutes les informations dont vous disposez — et très souvent, cela lui apparaîtra simplement comme une décision de pile ou face s'il doit ou non faire un échange sur une table équilibrée (bien qu'après la lecture de cet article, espérons que nous réalisions tous que ce n'est pas aussi simple).

Il est important de tout prendre en compte et d'évaluer toutes les variables dont nous avons parlé. Mais si votre deck veut infliger des blessures et que dans votre esprit la décision n'est pas tranchée, je préfère généralement l'attaque.

Alors revenons à la situation initiale du début de cet article. Juste le Chercheur de gloire face à la Zibeline de bronze. Qu'allez-vous faire ?

Avez-vous votre réponse ?

En ce qui me concerne ? Si j'étais Gaston, alors j'attaquerais certainement, et si j'étais Belle, je bloquerais certainement. C'est un scénario inhabituel, car d'habitude si les deux joueurs sont d'accord avec un résultat, quelqu'un a tort. Mais ici vous n'avez tout simplement pas assez d'informations. (Vous pourriez argumenter que si vous pensez être le joueur de niveau supérieur, vous ne voulez pas faire d'échange, car les états de jeu compliqués favorisent le meilleur joueur — mais ça, c'est pour un autre article !)

Bien sûr, tout ceci sera modifié par les très nombreux facteurs dont nous avons déjà parlé — aucune décision dans Magic n'est vraiment prise dans un tel flou.

Et bien sûr, il y a ici matière à débattre ; des joueurs différents jouent les situations de combat de manières différentes. Lors de l'écriture de cet article, j'ai posé la question sur Twitter et j'ai reçu des réponses variées.

Dans le sondage grand public, les joueurs avaient beaucoup plus tendance à attaquer, et seulement un joueur sur cinq préférait attendre.

Quelques pros ont donné leur opinion. Quelques-uns étaient d'accord. Le chroniqueur de Level One, Reid Duke, partage mon opinion.

Ryan Spain, le chroniqueur du format Limité a fait valoir un point intéressant : le joueur avec du mana dégagé est toujours avantagé (cependant, à moins d'avoir une ruse qui vaut la dépense de mana, comme expliqué plus haut, cela ne se traduit pas toujours en avantage concret).

À l'inverse, le membre du temple de la renommée Paulo Vitor Damo da Rosa prend la position opposée. Plutôt que de transférer le pouvoir dans les mains de son adversaire, il préfèrerait passer et rassembler des informations sur ce que son adversaire veut entreprendre — lui fournissant des indices sur sa stratégie potentielle.

En fait, après le tweet, Paulo et moi avons ensuite parlé un peu en message privé car nous trouvions tous deux le sujet intéressant. Nous sommes d'accord sur certains points et ne le sommes pas sur d'autres. Il a mentionné qu'il écrira peut-être aussi quelque chose à ce sujet — alors restez à l'écoute pour un article similaire de sa part aux alentours de la publication du mien.

Mais, de loin le plus important, je pense que Brian Braun-Duin a la bonne approche.

C'est pas faux, Brian. C'est pas faux.

Je viens d'en écrire plus sur le Chercheur de gloire et la Zibeline de bronze que vous l'ayez peut-être cru possible. J'espère que vous avez apprécié la balade !

Bien que je me sois concentré ici sur des exemples de jeu plus didactiques ou venant du format Limité, sachez que les mêmes compétences s'appliquent directement en format Construit. Un facteur intéressant, c'est que vous avez souvent une bien meilleure idée du contenu du deck adverse après seulement un ou deux tours, alors profitez-en ! Faites-en un usage judicieux.

En ce qui me concerne, ce sera tout pour cette semaine ! Je serai de retour la semaine prochaine. Si vous avez des idées ou une réaction, n'hésitez pas à m'envoyer un tweet ou posez-moi une question sur mon Tumblr, ou si vous préférez les e-mails, vous pouvez me joindre à BeyondBasicsMagic@Gmail.com.

En vous souhaitant que votre Chercheur de gloire se couvre toujours de gloire.

Gavin
@GavinVerhey
GavInsight

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